jeudi 1 juillet 2010

baseball et autres sports de raquette


Y en a qui disent que si je n'ai rien écrit depuis plus d'un mois, c'est parce que je suis en panne d'inspiration, ce à quoi je dis: et toi, ton blog, comment il va?



Il s'en est passé des choses depuis la dernière fois: Halak est parti, le cinéma aussi et le motel est démoli... on a même pensé à un relent de crise économique mais n'ayez crainte, j'ai les choses en mains. Moi pis les crises... hey j'endure pas ça. Comme la chaleur, comme les enfants qui crient au restaurant quand je me sirote un Chateau 9.

On parle de facteur stress, de facteur de risque. Mais pas de facteur d'humidité. Non. On dit facteur HUMIDEX. Les plus tva d'entres nous diront même humidex tout court, comme dans la phrase: ouin... il fait 28 mais avec humidex c'est 43. Il est 8 heures mais avec timex il est 8 heures et 20, ce serait ça le facteur temps, toute chose étant égale par ailleurs?

Pour ma part je reste là à m'hydrater de café. C'est difficile d'arriver dans un nouveau quartier où, au café du coin, on n'est pas encore reconnu. Il faut tout spécifier, assez allongé, pas de mousse, très chaud, attendre, se faire dire "madame"... je ne laisserai aucun pourboire ni ne sourirai tant que la situation ne sera pas régularisée.

Je recherche un partenaire de badminton, juste pour lui dire voyons donc! tu joues vraiment à ça?

jeudi 3 juin 2010

trop de temps libre, c'est ça que ça donne

Tu es menteur quand tu dis que le gruau c'est appétissant.

Dans un autre registre: je regarde la fille et j'imagine la scène. Première date, (ça se reconnait au sourire imbécile, odeur de malaise et de pas naturel...) qu'est-ce que j'vais mettre... tournée rapide chez Bedo (la qualité discutable de la robe-coupe-couleur-tissus trahie l'origine), elle arrive chez-elle un peu en retard, lave ses cheveux et abandonne l'idée des sous-vêtements noirs qui torchent parce que ça parraît à travers la rayonne cheap. Et quand je dis qualité discutable, je ne veux pas vraiment en discuter, c'est une expression.

Brassiééééére bééééége et bobettes de baleine assorties (si le noir parraît en haut, pourquoi pas en bas). Dernier coup d'oeil devant le miroir, ça peut pas mal se passer, ma sacoche fit avec mes chaussures, et mieux encore, on voit pas ma brassière à travers ma robe corail. Ok fille. Mais que vaut un tel sacrifice si c'est pour dévoiler cette brassière de la honte Et par le décolleté, ET chaque fois que tu lèves le bras pour passer la main dans tes cheveux trop fous? Fais-moi penser de te laisser mon numéro, faut qu'on se parle... C'est pas grave... juste des petites affaires.

Avez-vous reçu votre retour d'impôt?

Les gens qui ont des pick-up et/ou des muscles, il est encore temps de vous sauver pour ne revenir qu'après le premier juillet.

Je ne souhaite à personne une entorse à la cheville, même à ceux que j'haïs, et avant de quitter, je m'en voudrais de ne pas citer mon mec qui, dans son francais approximatif m'a murmuré à l'oreille l'autre soir : on Google-tu René Simard?

vendredi 28 mai 2010

propos ronflants

Dans l'espoir de régler un fléau linguistique qui m'arrache le coeur: il ne faut pas dire mon nom est, mais plutôt je m'appelle. Je m'appelle. Voila une chose qui ne demande aucun talent. Je m'appelle. Mon nom est, c'est un calque de l'anglais my name is. C'est un vice comme se ronger les ongles: c'est pas grave, c'est juste laid... et ça se corrige avec un minimum de volonté. Merci.


Je sais que la semaine a été longue, alors sans plus de préambule: le phénomène de rattrapage que l'on doit à la notion de rendement marginal décroissant, illustré par mon beau dessin.





En rose, il est question de la situation d'un pays dit en voie de développement, pour qui un effort d'investissement en capital physique quelconque, représenté en abscisse (expliqué en vert), permettra la croissance du niveau de vie de façon supérieure à un même effort (donc le même investissement) dans un pays dit développé, qui lui est illustré en bleu dans le graphique.

En effet, sur l'axe des ordonnées (la verticale, au cas où on aurait un blanc de mémoire), il est possible de constater que la distance entre les deux points est plus grande en rose (M.D) qu'en bleu (P.D). Fait à considérer dans la compréhension du propos: l'augmentation de la productivité est un gage de l'augmentation du niveau de vie, of course. À zéro investissement en capital physique, il y a zéro productivité (j'aurais du souligner cette vérité dans le dessin, mais j'ai oublié). Avec le temps, plus la situation s'améliore, moins la situation s'améliore. La courbe devient de plus en plus une droite, le pays plus développé plafone. Le pays en voie de développement le rejoint. C'est pourquoi on dit "phénomène de rattrapage", je disais pas ça pour le fun tantôt.

Pour les daltoniens, un graphique en noir et blanc fera l'objet sous peu d'un autre blog. En attendant, concentrez vous sur l'analyse afin de ne pas prendre de retard sur la game.


Je peux difficilement être plus claire.

Variance: On remplace le pays en voie de développement par un gars mal habillé. On remplace l'investissement en capital physique par une paire de chaussures qui en jette. On obtient une évolution considérable voire un relookage (augmentation du niveau de vie). Le gars déja bien habillé (pays développé), donne-lui la même paire de chaussure (s'il ne les porte pas déja) et tu obtiendras un gars bien habillé, point. À force d'investissement, le gars mal habillé devient un gars bien habillé (rattrapage) et le gars qui était déja hot au préalable peut difficilement être plus hot à un moment donné.


Je m'enlignais sur un autre exemple mettant en scène une balle de gun dans un être en pleine forme versus une balle de gun dans un vieux corps malade, puis comparer les effets, mais est-ce qu'on a besoin de se rendre là pour comprendre? Est-ce qu'on a besoin de se rendre là???


La grande morale de l'histoire: parfois on se demande à quoi ça sert d'apprendre des choses. Moi je dis bof.


Et j'en profite pour ne pas me relire, aller faire dodo mais avant, dire : Sabine, appelle-moi dès ton retour.

lundi 17 mai 2010

on sous-estime le gâteau aux carottes

Sur le 7 kg de sable que je viens d'acheter à l'épicerie: litière pour chat agglomérante. On appelle ça une amphibologie, l'art de mal s'exprimer en mettant pas à la bonne place les adjectifs et les compléments de phrase pour que ça donne un sens douteux. Certains s'en rendent compte et corrigent, d'autres impriment en millions de copies, collent et dorment tranquille.
Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Je ne sais plus quel génie a dit ça le premier. Moi, je me demande, quand tu te fais ramasser par un camion et que tu te retrouves le corps dans le plâtre ET dans le coma MAIS que ça ne t'a pas tué, à quel point es-tu plus fort et plus fort que qui au fait?

Y en a qui font une liste de choses à faire avant de mourir. Je dis hey, attention. L'ordre des éléments est primordial pour une expérience totale. Si tu as: aller voir les Canadiens au Centre Bell et visiter le Grand Canyon, commence par le Canyon, qui sait, tu pourrais mourir d'ennui devant le match, ou encore, piétiné... Et fini ta liste par: prendre du crystal meth, parce que si c'est ce que tu fais en premier, tu te tires dans le pied. Et si tu as: se tirer dans le pied, choisi le droit, parce que le gauche, tu en as besoin pour conduire une moto.

Les gens qui me demandent si c'est rendu que je dis balaaaaaaaîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîîne depuis le temps que je suis à Montréal... J'en sais trop rien. Vous parlez de ça souvent vous autres? Dans vos soupers d'amis ou au bureau?

C'est juste moi qui est à bout des émissions de cuisine?

La prochaine fois: on aborde la question des rendements marginaux, avec un graphique. Allez, mettons le champagne au frais. Pour l'instant, je cours dans la rue faire aiguiser mes couteaux.

jeudi 6 mai 2010

certains sont à Paris, d'autres sont ici et là, mais tous ont le bordel dans leur tête


J'aime moins ça le bordel dans la bouffe. Un hot chicken illustre bien le propos, ici. Au départ simple sandwich au poulet qu'on tue à louches de sauce brune que veux tu pour terminer par une montagne de p'tits pois qui achèveront de mouiller le pain si la sauce a manqué son coup. Bouette au final.

L'échec c'est vraiment con quand ce n'est pas directement lié au succès. Explication du concept d'échec qui est vraiment con quand ce n'est pas directement lié au succès à partir d'un exemple: plonger dans le pas creux d'une piscine. C'est juste un échec, un flop, une perdance. À l'inverse, dans un match de boxe, si l'un échoue, l'autre gagne. C'est pas en vain. C'est pas perdre comme un cave. En perdant, tu fais comme un cadeau. T'es frustré mais il y a tout de même quelqu'un qui est content. C'est pas rien. Je disais ça comme ça...

Ça sert quelle cause de simuler l'orgasme, déjà?

Ces jours-ci dans la forêt, il est possible d'entendre des "pop" un peu comme le ferait une bouteille de champagne ouverte par quelqu'un qui n'a visiblement pas la bonne technique. Non, ce ne sont pas les campeurs festifs, mais les ours. En effet, quand le froid s'installe, la bête bouffe du p'tit gazon, de la mousse et des brindilles impossibles à digérer, ce qui va lui faire un bouchon dans le cul donc lui permettre de dormir tout l'hiver sans avoir à se "badrer" de fuites et de pertes qui risqueraient de tacher sa belle fourrure. On ne sait pas encore si c'est le bouchon qui réveille l'ours quand il pop ou bien si c'est l'ours qui pop le bouchon quand il se réveille. La personne qui le sait mène, selon moi, une vie bien tordue.
Allez! C'est pas tout, je dois aller échouer.

lundi 26 avril 2010

isa, corrige moi si j'me trompe mais...

Il y a un principe en gestion qui veut que la force d'un tout soit égale à la force du plus faible élément. Genre, t'as beau avoir de quoi de super béton, si toute ta business s'articule autour d'un seul et unique téléphone, à roulette et béééége de sûrcroit, les affaires ne vont pas aller loin.

Cette théorie sophistiquée peut s'adapter à tout, selon l'inspiration. Ton kit est moche même s'il est hot a priori et que tu le complètes avec des Puma. Ton discours est brillant, jusqu'à ce que tu cites wikipedia comme référence. Tu as beau te pendre avec une grosse chaîne, il suffit qu'un seul maillon soit douteux pour que tu décroches avant de manquer d'air (note à moi-même: demander au psy pourquoi il y a systématiquement quelque chose qui me pousse à aller trop loin dans mes illustrations de propos, et, tandis qu'on y est, lui demander pourquoi j'ai un blog.)

Après Haïti, le Chili et l'Islande, je me demande bien ce que réserve dame nature pour Montréal.
Est-ce que le verglas de 1998 nous préserve d'une menace plus grande encore? Notre tour est-il passé? Est-ce que j'ai laissé du linge sur la corde? J'imagine que c'est comme pour les accidents et le cancer, c'est-à-dire bon pour les autres. J'ai quand même augmenté ma prime d'assurance salaire, moto oblige, et j'ai choisi un héritier plus digne que mon ex, celui qui s'est poussé avec ma meilleure amie. Mais en moi résonne la voix de mon prof d'économie qui me sussure à l'oreille: méfie-toi de ceux qui disent que la fin est proche (David Suzuki inclu). Mais y a quelque chose de plus fort que moi quand je réalise que dans la même semaine, on ira jouer au golf, faire du ski et qu'on fera aller-retour-aller pour les pneus d'hiver-d'été-d'hiver-d'été. Et dame nature, elle ressemble à quoi? Porte-t-elle du Chanel? Je l'imagine super bitch. Bitch nature. Une frigide avec un sourire de botox. Mais c'est culturel comme point de vue. Les Brésiliens doivent la voir super pitoune avec des prothèses pas aux jambes.

Sac de noix mélangées et nouvel album de ton band = même combat. Celles que tu skip, celles super populaires (généralement les cachoux/cashew; nom laid anyway la langue dans laquelle tu le dis.) Les ordinaires qui servent à remplir le vide (i.e. arachides/peanuts). Boules au yogourt, désolée, c'est pas des noix, que je comparerais aux pistes expérimentales non nécéssaire qui te font un peu regretter ton achat. Et pour l'amour du ciel, qui est ce type qui enlève les écailles aux graines de tournesol qu'on retrouve en quantité plus qu'industrielle dans le mixte? Le fait-il avec ses dents?

Bon. Avant de quitter, je m'en voudrais de ne pas dire que Super Bonne Copine s'en va bientôt pour la Turquie et qu'elle a peur un peu. Voyons mon amie. Rien à craindre, tu n'es pas Arménienne de toute façon (commentaire déplacé que je ne regretterai pas tant que le génocide ne sera pas reconnu). Bon voyage mon lapin. Et comme dirait l'autre, la meilleure façon qu'il n'arrive rien c'est de rester là sur ton couch comme un gros loser.

mercredi 21 avril 2010

chin calice


J'aurais envie d'être un chien qui file à 120 sur l'autoroute, la tête sortie par la fenêtre, les oreilles au vent, les grosses boules de moustache douces en l'air. Ça aérerait l'esprit. La phrase sonnerait vraiment mal si j'avais dit j'aurais envie d'être une chienne...

Aujourd'hui dans le métro, j'ai lu que les africains appellaient ça "@" apstert et que ça signifiait "queue de singe". Je comprend l'idée.

Aujourd'hui dans le métro, raison de la randonnée: une intervention pûrement esthétique sur mon grand corps, à l'autre bout de la ville et une fille plus jeune, debout à côté de moi, avec la chevelure que seule la chimiothérapie peut engendrer comme résultat. Dans son corps à elle se passent des choses pas mal plus troublantes que la cause de ma enième visite dans le petit local de massage de fesses. J'espère qu'elle ne sait pas où je vais. Une amie est passée par là, je veux dire, par la chimio. Elle ne passe plus nulle part maintenant. En fait, elle passe dans nos têtes comme un souvenirs. Moi je tente de digérer l'âge vénérable que j'ai atteint plus tôt cette semaine. La fille donnerait vraiment beaucoup pour atteindre ce même stade. Application concrète de la théorie de la relativité.

J'avais pas le temps de feeler cheap aujourd'hui. C'est beaucoup plus simple de filer comme le pitou dans le char, la tête haute, et de ne pas s'arrêter pour penser, mais seulement pour faire pipi.

Mais j'ai fait "pause". Juste pour prendre le temps de feeler cheap comme je le mérite.

mardi 13 avril 2010

le post it aussi évolue, c'est bien pour dire...

Mon ami français que j'aime dit qu'il ne comprend pas pourquoi ici on dit c'est de valeur.

Ça signifie c'est dommage. Pourquoi? Aucune idée. Je n'utilise pas cette locution. C'est de valeur. C'est vrai que quand on s'y attarde, c'est étrange.

Choses de valeur: ma garde-robe, la santé, un Côte Rôtie, un moment passé en agréable compagnie, l'alliance en or blanc que je n'ai pas encore mais que je ne désespère pas d'avoir un jour, le vécu de ta grand-mère, le coup de fil de ton planif fiancier, le délais de ton prêteur sur gage, la jeunesse... ÇA c'est de valeur...

Choses dommage: perdre un match, pas trouver ses clés, manquer son avion, avoir un pli sur le devant de la patte de jeans parce que c'est ta mère qui a fait ton lavage, avoir le rhume big time dès que tu tombes en vacances...ÇA c'est dommage.

Moi je trouve que pour confondre les deux notions, il faut être salement mêlé. Il y a cependant une zone grise: un enfant qui se cogne la tête sur la table basse du salon, on peut dire que c'est de valeur, selon l'allégeance...

Puis on a abordé l'épineuse question de "quessé que" mais devant mon haut le coeur, on a changé de sujet.

Avant de quitter, je m'en voudrais de ne pas partager l'heureux conseil que m'a prodigué un inconnu cette semaine et qui va comme suit:

peu importe ce que tu fais, assure-toi de ne pas avoir les coudes collés sur les flans.

...un conseil comme ça, c'est pas juste de valeur, c'est priceless!

lundi 5 avril 2010

un jour j'aurai une amex noire et là, je saurai que j'ai réussi ma vie

Une chose: avec le beau temps qui s'installe, je pense que c'est important de dire que ceux dont les ongles d'orteilles ressemblent à des chips miss vicky ont le port de la sandale interdit.

Ce qui m'amène à parler de la garde-robe d'été. Oh my God!!!, comme disent les collégiennes, avec un ton qui tape fort sur les nerfs et, plus souvent qu'autrement, un look porn-cheap . Force est d'admettre que ça donne des hauts le coeur, je veux dire, la garde-robe d'été. Un gars en pantalon mi-mollet. (Prendre dose de Gravol avant de poursuivre.) Fille en top bling bling party de bretelles. Short surf. Bon bon, j'arrête, voyons donc. On n'est pas ici pour avoir mal!

De toute façon, Ici et là, le bordel prend un nouveau tournant. Exit l'actualité, la politique, l'économie mondiale, les analyses socio-anthropo-morpho-hippopo.

Critique de Jean-Coutu.

On y entre avec assurance. L'éclairage est un vrai blasphème pour le teint, subterfuge raté afin de tenter le diable, rayon cosmétique. Debbie est là pour conseiller. Être aimable avec Debbie peut être judicieux quand vient le temps d'accumuler des gogosses gratuites. On n'a jamais assez d'échantillons qui trainent dans le tiroir de la salle de bain et qui ramassent des traces de pâte à dent et des cheveux morts au fil du temps.

Chez Jean-Coutu, on peut tout avoir en vrai et en marque Personnelle, et moi, je pense que quand c'est l'heure de l'imodium, tu y vas pas avec l'immitation.

Panier de boule en dentelle raide pour la douche en plein milieu du chemin.
Restant de cocos de Pâques qui n'auront pas trouvé preneur cette année, tout comme l'overdose de Purell en huit formats.

Poêles en teflon (qui doivent un peu donner le cancer) et tasses à mesurer. Paquets de contenants ziplock pour oublier son lunch au bureau et que ce soit pas grave parce que le plat est moins cher que du Tupperware.

Section prescription, line up de gens du troisième âge désireux de tuer quelques minutes de leur journée donc attente à prévoir prêt du rack à lunettes qui se plient pour mieux se mettre dans la sacoche. Et tant qu'à attendre, s'installer dans la chaise munie du dossier portatif qui doit normalement aller dans le char et qui donne pas mal au dos. Les plus aventureux testeront même leur pression grâce à la machine pour tester la pression.

Pour test de grossesse lorsque père inconnu, on préfère Unipharm parce qu'on risque moins d'y rencontrer son patron ou sa mère.

On résiste mal au super grosses couvertures en peluche avec soit un perroquet ou un bébé chien dessus.

Et quand on débarque à la caisse et que Denise nous dit : avez-vous Air Miles? On a juste le goût de lui répondre: non mais j'ai Air bête, je comprend les phrases complètes, pourquoi tu dis pas LA CARTE Air Miles? Mais on sait que c'est un coup d'épée dans l'eau.

Puis on quitte en se demandant qui voudrait bien aller à Disneyland après une visite chez Jean-Coutu?

samedi 27 mars 2010

critique de resto? bha... qu'est-ce que tu connais là dedant mel?


Il y a ceux qui disent voulez-vous tu? et il y a les autres, qui trouvent ça probablement épouvantable sans quoi ils le diraient aussi.
C'est à eux que je m'adresserais, aux autres, si j'avais envie de parler à quelqu'un. Je dirais hey!
"Voulez-vous tu" n'est pas une forme de tutoiement maladroit. Eh non. Pour nous, Québécois, le "tu" désigne non seulement la deuxième personne du singulier, mais aussi une interrogation. QUOI?

Tu veux me faire croire que tous ces emplois du "tu" te sont inconnus?

- ben voyons, y s'en vient tu (plutôt que s'en vient-IL)
- ta mère a veut tu (ta mère veut-ELLE)
- ça se peut tu (est-ce que ça se peut)
- je veux tu vraiment (veux-je vraiment... bon, c'est pas beau beau ça...)

Morale de l'histoire? Arrête... y a pas que les incultes qui parlent comme des cabochons. C'est normal que certains s'y perdent.

C'est moi ou bien on n'est plus capable personne d'entendre Hotel California? Existe-t-il un moyen de l'éliminer de la surface de la terre, cette track là, et aussi de se faire une lobotomie collective pour en venir à bout une fois pour toutes?

Et tant qu'on y est, réservons le même traitement à I shot the sherif.

Hier, j'ai réalisé que je ne détestais même pas Britney Spears si on compare avec Beau Dommage. Beau Dommage? Juste le nom du groupe donne froid dans le dos. Et dans la catégorie "on a besoin de ça comme d'un crochet dans le front", trône au sommet la comédie musicale "Le blues de la Métropole". Mon ami Joel a même menacé de m'y inviter si je me comportais mal.

Pour se sentir pichou tout en offrant un challenge à sa confiance en soi, aller au Globe sur St-Laurent, même avec ma robe Central Park West, est un exercice efficace. Bourrée de préjugés et motivée par un désir de mépriser tout et tout le monde, j'y entre avec Meilleure Copine (attention, on y était contraintes, forcées, obligées...) et Mauvaises Intentions.

Mon 5 pieds 8 et demi fait tourner la tête de personne, ici c'est du deux mêtres de jambe requis. Champagne rosé parce que c'est aussi ça la vie. Impatiente de bitcher contre le service, j'en prend plein ma grosse face parce que c'est impeccable, les filles sont même pas connes. Je ris quand Meilleure Copine fait sembant de jouer Wish you were here avec une guitare invisible, ce qui éteint le lampion sur la table. Ma mauvaise foi me fait dire que jamais personne ne viendra rallumer la mèche et je suis interrompue par Pré-Ado qui se précipite à notre table pour gérer la situation.

La bouffe (motif de notre visite) est incroyable, bravo. Bon, c'est certain que ça pue le joueur de hockey (mais pas le vestiaire) et la clé de gros char sur le coin de la table, mais on fait notre petite affaire et ça va. Seule vraie déception: que du gros cab américain pas fin du tout comme vin au verre. Come on! Puis, Minuit arrive, amenant avec elle Faux-Seins et G-Star.
C'est l'heure du départ, notre mission est accomplie. On a besoin d'une dose de simplicité pour oublier tout ça, donc arrêt dans notre beau Mile-end. Psycho Killer des Talking Heads et pinte de bière nous remettent sur le droit chemin. Légèrement saoule et vachement de bonne humeur, je raconte ma vie à Simone qui est visiblement pas sur le même beat, mais qui me fait le plus beau compliment ever (tu as encore plus l'air d'une bond girl avec tes lunettes... merci Simone, moi qui avait laissé ma fierté sur la banquette de cuir du Globe, à moins que ce ne soit dans le taxi...) puis je rentre chez moi, changée à jamais par mon expérience. Mmmmmmmm.

Hey. Qui veut lire le guide resto Voir après ça?